Vous trouverez ci-dessous une copie de l’article publié dans le journal Le Parisien du lundi 20 octobre 2014, écrit par Marie Persidat avec F.Lé, au sujet de la réunion publique tenue à Vémars le 17 octobre 2014.

article Le Parisien 20 10 2014

 

« Pourquoi attendre pour manifester notre colère ? » Cette phrase lancée par un habitant de Vémars (Val-d’Oise) résume l’état d’esprit de nombreux voisins de la commune de Moussy-le-Neuf. Vendredi soir, ils sont venus en masse assister à une réunion publique qui a vite pris des allures guerrières. L’objectif : stopper trois projets lancés par la ville de Seine-et-Marne. Il s’agit d’abord d’agrandir un centre d’enfouissement de déchets inertes sur 43 ha, puis d’édifier une usine de compostage de boues de stations d’épuration et enfin de créer un centre de méthanisation à partir de fumier de cheval. A quelques centaines de mètres des premières maisons de Vémars.

250 personnes présentes à la réunion publique

« Je ne peux pas accepter autant de nuisances, je vais m’arc-bouter contre ces projets », prévient Frédéric Didier le maire (PS) de Vémars. Plus de 250 personnes ont répondu à son appel en venant assister à la réunion publique. Des participants venus de Vémars, mais aussi de Moussy-le-Neuf, de Plailly (Oise) et de Saint-Witz (Val-d’Oise). « Le maire de Moussy fait bien les choses pour son village, peste un habitant de Vémars. Il va faire passer tout le trafic routier sur notre territoire ! Plus personne ne voudra habiter ici. » Dans l’assistance, les objets d’inquiétude ne manquent pas. « Il y a le bruit, les odeurs, et la dangerosité, clame Lucien. Le méthane est quelque chose de hautement explosif. Et puis il faut rappeler qu’il y a un corridor biologique sur le site concerné, des animaux passent par là. Il faut croire que tout le monde s’en fout ! »

L’association locale de défense de l’environnement, l’Apev (Association patrimoine et environnement), veut saisir le parc naturel régional Oise-Pays de France sur ce sujet. Frédéric Didier, appuyé par le conseiller général Cédric Sabouret (PS), prévient qu’il attaquera systématiquement. « Nous aurons recours à toutes les démarches juridiques pour faire perdre le plus de temps possible, glisse-t-il. Après, il y a la pression de la population. Nous lançons une pétition et je n’écarte pas une manifestation. »

Il reste un espoir aux opposants. La région est en train d’entériner un moratoire sur l’enfouissement des déchets en Seine-et-Marne. Une fois cette décision prise, il ne sera plus possible d’aménager de nouveaux centres d’enfouissement dans ce département qui accueillerait déjà 90 % des déchets de chantier de l’Ile-de-France. Bernard Rigault, le maire de Moussy (DVD) assure de son côté agir en « écologiste ». « Il faut bien être solidaire et que quelqu’un accueille les remblais des travaux du Grand Paris Express, martèle-t-il. Vémars sera indemnisé. ECT, la société qui gère le centre d’enfouissement, leur a proposé de rénover le terrain de foot. »

[Cliquez ici pour accéder à la pétition]