Réunion publique autour du projet de Terminal 4 de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle

Le Groupe ADP organise une réunion publique dans le cadre du suivi de la concertation préalable au projet de Terminal 4 et de développement de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle.

La réunion se tiendra le mercredi 9 octobre 2019 à 18h30, à la Maison de l’Environnement

1, rue Louis Couhé
93290 Tremblay-en-France

La réunion se tiendra en présence de la DGAC et de Michel Cadot, Préfet de la région Île-de-France. Le Groupe ADP présentera les « 29 engagements » répartis dans « 8 thématiques différentes » qu’il a pris à l’issue de la concertation.

Vous pouvez télécharger les pièces du dossier de présentation du Terminal 4 en consultant le lien suivant :

https://terminal4-cdg.groupeadp.fr/ressources/

Le dossier de concertation est consultable ici aussi.

Rendez-vous au Forum des Associations de Plailly le 07 septembre 2019 au Complexe Sportif !

L’APEPP sera présente au Forum des Associations de Plailly ce samedi 7 septembre au Complexe Sportif, de 10h00 à 17h00. Nous vous attendons pour vous informer du suivi du dossier d’interdiction de circulation des poids-lourds dans Plailly.

« Les départementales D126 et D922 sont les routes principales du village. Elles desservent tout ce qui fait la vie du village : l’école – la crèche – l’EHPAD – l’église – les commerces des deux côtés – les collégiens et lycéens qui se rendent à Senlis ou à la Chapelle-en-Serval empruntent ce trajet où se trouve l’arrêt des cars. ».

Nous souhaitons compléter le dossier par l’insécurité sur les trottoirs. Nous disposons déjà de photos de panneaux abîmés par des camions, de poussette sur le trottoir, de personne handicapée sur un fauteuil roulant (1 fauteuil fait 60 cm de large sans la position des mains sur les roues et les trottoirs sur certaines zones ont 47/48 cm de large) – une personne non-voyante qui promène son chien à 6h du matin tant elle a peur du bruit de ces camions.

N’hésitez pas à nous adresser ou nous apporter vos témoignages ou photos : par exemple, une mère de famille qui doit conduire son ou ses enfants à la crèche ou à l’école et doit emprunter ces itinéraires…

Et bien sûr, à cette occasion vous pourrez adhérer ou renouveler votre adhésion.

A samedi, nous vous attendons nombreux !

26 mai ! Fêtons la Nature à la Cavée du Gué !

Un rendez-vous à ne pas manquer le dimanche 26 mai !

Venez découvrir les abeilles sauvages et les amphibiens de la Cavée du Gué, ainsi que les actions menées pour leur préservation !

A l’occasion de la Fête de la Nature, le Parc Naturel Régional Oise-Pays de France et la Mairie de Plailly, vous invitent à venir découvrir la biodiversité de la Cavée du Gué. En effet, ce site communal accueille une faune et une flore riche et diversifiée.

Au programme de la journée
(animations gratuites)


Découvrez les abeilles sauvages de la Cavée à 11h00 et à 14h00
(sur inscription au 03 44 63 65 65)

Saviez-vous qu’il existe plus de 900 espèces d’abeilles sauvages en France ? Ces dernières, au même titre que les abeilles domestiques assurent la fécondation de près de 80% des plantes sauvages et cultivées ?

En compagnie d’un naturaliste, la balade vous permettra d’apprendre à reconnaître les abeilles sauvages, de comprendre leur rôle indispensable dans notre environnement et de découvrir les actions menées à Plailly pour leur préservation.

Les amphibiens de la Cavée en continu de 10h30 à 16h30
(Pas d’inscription préalable)

Pour compléter la balade, une exposition sur les abeilles sauvages, des jeux pour toute la famille ainsi qu’un atelier de construction de gites à abeilles sauvages vous seront proposés en continu de 10h30 à 16h30.

Plus de 5000 amphibiens sont venus se reproduire en mars dans le bassin de la Cavée. En présence des bénévoles qui s’occupent des dispositifs de migration, venez découvrir, en continu, crapauds, grenouilles et autre tritons au travers d’une exposition, de l’observation des larves et têtards et de petits jeux ou ateliers pour les enfants.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour découvrir le programme !

Un camion tue une fillette

L’article ici repris est tiré de l’édition du 24 avril 2019 de Sud’Oise Hebdo.

Ce dramatique accident survenu à proximité de Creil nous rappelle que les poids-lourds n’ont pas leur place au cœur des villages, quelque soit leur gabarit, et que les exceptions de trafic autorisé pour « desserte locale » ne sont pas sans risque, même à faible allure (le camion redémarrait)…

C’est la deuxième fois en moins d’un an qu’un poids-lourds tue un piéton dans le Sud de l’Oise. Le 4 mai 2018, à Pont-Sainte-Maxence, une octogénaire perdait la vie au sortir d’une boulangerie.

cliquez sur l’image pour lire l’article

Nous reprenons ci-dessous un extrait de notre article du 15 mai 2018, dont le contenu demeure plus que jamais d’actualité, un an après le vote à l’unanimité d’une délibération autorisant Monsieur le Maire à déposer auprès des services de l’Etat  une  demande  d’interdiction  de  passage  des  poids  lourds  de  plus  de  3,5  T  en  traversée  du village, sauf desserte locale.

« Un tel accident pourrait également survenir à Plailly.

Le village étant traversé à longueur de journée par les poids-lourds, les piétons qui empruntent les trottoirs étroits de Plailly sont exposés au même risque d’accident.

Que ce soit pour fréquenter les commerces du village (boulangeries, supérette, bureau de tabac, fleuriste…) et les restaurants, aller à l’école ou à la bibliothèque, ou bien encore se rendre à l’EHPAD ou en Mairie, les piétons (parmi lesquels des enfants et des personnes âgées) doivent redoubler de vigilance au passage des camions – en particulier quand ces derniers ne respectent pas les limitations de vitesse ou chevauchent les trottoirs…

Ce risque perdurera tant que les camions circuleront dans Plailly, dont les rues ne sont pas adaptées au gabarit des poids-lourds (voies étroites, virages à visibilité réduite, chaussée endommagée…), ni à la conduite dangereuse de certains d’entre eux.

… les piétons de Saint-Witz et Mortefontaine sont pareillement concernés !

Pourtant, ce risque d’accident de la circulation entre poids-lourds et piétons serait considérablement réduit si les camions empruntaient l’itinéraire de substitution accessible dès aujourd’hui ! »

1 an déjà !

Il y a un an, le 10 avril 2018, le Conseil municipal de Plailly autorisait à l’unanimité Monsieur le Maire à déposer auprès des services de l’Etat  une  demande  d’interdiction  de  passage  des  poids  lourds  de  plus  de  3,5  T  en  traversée  du village, sauf desserte locale.

Un an après, la demande a été déposée, mais les camions sont toujours là.

A l’occasion de cet « anniversaire », l’APEPP reprend ci-après un article publié par la SAFHEC, la Société des Amis des Forêts d’Halatte, Ermenonville et Chantilly.

D922, L’APPEL AUX CAMIONS…

« C’est nous passer par forêt c’est mieux, c’est beau… »

Voilà dans un fort accent slave les quelques mots prononcés par Dmitri, un chauffeur slovaque au volant de son immense camion-plateau-porte-voitures, bloqué en plein cœur de Plailly par des travaux de voiries, ce mardi 21 août 2018, alors que nous l’aidions à manœuvrer dans les rues étroites de notre beau village…

Depuis plus d’un an et demi, la majorité des Plélléens, des Mortifontains et des Wéziens (*) – et plus récemment les municipalités de Ver-sur-Launette et Ermenonville – faisons officiellement front commun contre le passage croissant des nombreux poids-lourds qui empruntent la D922 et traversent nos villages exempts de péage…

Cette mobilisation inédite est à mettre au crédit de deux associations : l’ADEW (*) et l’APEPP, cette dernière ayant été fondée en juin 2012, et membre du ROSO, le Regroupement des Organismes de Sauvegarde de l’Oise.


Pourquoi une telle situation ?

De par sa situation géographique, Plailly se trouve depuis toujours sur un axe majeur de passage. En effet, cet axe permet à de nombreux résidents du grand Ermenonville de rejoindre la mégapole parisienne et la plateforme aéroportuaire de Roissy CDG. Il permet également à nos compatriotes citadins – avides de la chlorophylle des sites forestiers du Sud de l’Oise – d’assurer leur va-et-vient du week-end…

Cependant, en raison de l’implantation économico-stratégique de nombreuses bases logistiques dans les périphéries val-d’oisienne (Survilliers / Fosses / Marly-la-Ville…), isarienne (Nanteuil-le-Haudouin…) et seine-et-marnaise, de la sur-fréquentation de l’autoroute A1 et de la cherté de son accès, des nationales D1016, 17… interdites, de l’utilisation exponentielle de systèmes de guidage de type GPS ou Galileo, l’axe plélléen est devenu malgré lui un boulevard de circulation de poids-lourds européens voire extra-européens…

L’accroissement de ce flux de poids-lourds dans le village s’est développé au même rythme que fleurissaient les entrepôts ici et là, augmentant considérablement le risque accidentogène.

Force est de constater aujourd’hui que le gabarit de ces camions n’est absolument pas adapté aux rues étroites du village, autrefois pavées et empruntées par des chevaux tirant charrette…

L’étroitesse des rues traversées et le comportement de certains chauffeurs engendrent nombre de désordres et d’incivilités en matière de circulation routière, des pollutions multiples ainsi que des nuisances supplémentaires dans la quiétude des déplacements de la petite et grande faune.

Alors pourquoi pas une déviation ?

Au changement de siècle, on pouvait recenser trois études distinctes sur le sujet, dont la première en sens « Ouest / Est », très vite déclarée « burlesque » de l’avis de tous les acteurs, avec son fameux « passage en viaduc au-dessus du dôme boisé de Montmélian »…

La seconde étude, quittant l’autoroute A1 au rond-point du péage de Saint-Witz par le Sud (entre D10 et D16 actuelles) pour rejoindre le très lointain « pavé d’Avesnes » de Mortefontaine, avait un temps eu la faveur de certains élus, considérant à juste titre l’opportunité de réaliser un programme complémentaire de zones d’activités… et d’ouvrir ainsi à terme les plaines Nord du Bois de Saint-Laurent à quelques idées de bâtisseurs voire d’industriels de la logistique… néanmoins, son coûteux « serpentin » évitant notamment la zone d’activités plélléenne déjà construite fut heureusement recalé…

Cependant, la troisième étude, avec à la base la projection d’un « barreau » de circulation d’environ 1,4 Km situé en Val-d’Oise, déviant Saint-Witz par le Nord et assis en parallèle de l’autoroute A1 sur un plateau argilo-calcaire en partie boisé, fut âprement discutée, puis déclinée en 3 solutions plélléennes, lesquelles furent présentées pour information publique en 2003 à la salle de spectacles « la Grange » de Plailly, sous l’autorité compétente d’élus municipaux et départementaux (une étude de quelques 80 K€ !) .

Le seul choix finalement retenu, et dépendant pour partie de la déviation de Saint-Witz, fut plusieurs fois retoqué pour cause de finances déjà exsangues, puis diminua comme « peau de chagrin » au fur et à mesure des analyses, lequel projet fini par ressembler en 2006 à une solution de l’extrême en plus maigrichon, certains ont dit « la moins pire », c’est-à-dire une emprise foncière et agricole moindre côté Oise (< 8 hct), un coût financier certes réduit du fait d’une jolie courbe ventripotente mise au régime sec, oubliant les passerelles, les bassins de rétention d’eau de pluie, les arbres fruitiers de bordure… et pour finir, un extravagant visuel en toute périphérie Nord-Ouest de Plailly (projet soutenu alors par le président du PNR OPF), lequel passage empruntait la route (D922) déjà très fréquentée, et passant sous d’autres fenêtres Plélléennes, séparant du village la belle propriété arborée du GFA Bertrandfosse avec un impact olfactif et sonore encore plus conséquent… pas vraiment une déviation, non… plutôt un énorme « aspirateur à camions » coupant non seulement les deux villages de Plailly et Mortefontaine, mais menaçant une zone essentielle d’échanges faunistiques dans les dépendances Ouest du grand Ermenonville déjà bien malmené !

Ce dernier projet en périphérie, finalement très critiqué de tous bords, et le précédent qui était pourtant presque abouti malgré sa structure d’ogre mangeur en espaces naturels et riches terres agricoles, ne purent fort heureusement aboutir en l’état, faute de financements publics des deux cotés, isarien et val-d’oisien !

Plailly – Panneau « STOP » endommagé par un camion au carrefour rue du puits au loup / D922


Aujourd’hui, il y a urgence !

Parce qu’il est déjà bien tard face à cette actualité de transport de fret, de marchandises qui transitent par le Sud de l’Oise, ajoutée aux projets de proximité et au développement effréné de nouveaux entrepôts (alors même qu’il existe des entrepôts vides « à louer »…), de création de zones d’installations de stockage de déchets plus ou moins « inertes » (ISDI), de systèmes de traitement des déchets, notamment sur Vémars, Moussy-le-Neuf, Survilliers… et même bientôt sur le pourtour de l’aéroport de Roissy… et puis l’étude d’un gigantesque quatrième Terminal… le développement du « Grand Paris » ou d’autres projets tentaculaires tels « EuropaCity » autour de Gonesse, l’arrivée des Jeux Olympiques à Paris en 2024… une frénésie de développements franciliens encouragée par des « zélites » bien assis devant des « zélus » ravis qui prônent le bien-être des « zéros consommateurs » !

Pourtant, la solution existe déjà …

En 2017, l’APEPP s’est saisie de ce sujet majeur et préoccupant, en procédant à un comptage des poids-lourds traversant le village (comptage effectué du 3 au 4 octobre 2018), pour mobiliser les Plélléens sur la base d’une information exacte, de rencontres, de discussions, de tracts distribués dans toutes les rues et également dans les autres villages… autant d’informations relayées sur son site internet : www.apepp.fr.

L’APEPP identifia, et vérifia comme il se doit, un itinéraire de contournement déjà existant (D16, RN1104 puis RN2), à cheval entre le Val-d’Oise et la Seine-et-Marne, tout à fait dimensionné pour le trafic poids-lourds.

Cet itinéraire de substitution, accessible dès aujourd’hui sans aucun travaux de génie civil, ne traverse aucun village, aucune zone forestière, et oriente la circulation vers des surfaces industrialisées ou artificialisées. En outre, il ne rallonge pas le temps de parcours.

Un comptage de forcenés dans les gaz et les reprises de vitesse fut finalement l’élément déclencheur dans la conscience de chacun, et monta alors jusqu’au niveau du Préfet de l’Oise… !

Plailly – D126 (vers D922) en allant vers Saint-Witz
Camion de transport de voitures battant pavillon hongrois (cf. https://domservicekft.hu/)
A l’arrière-plan, le clocher de l’Église Saint-Martin de Plailly


Aujourd’hui, où en sommes-nous ?

L’ordonnance formelle sur ce dossier de déviation, et officialisée le 29 juin 2018 par Monsieur Francis Cloris, alors Sous-préfet de Senlis, au cours d’une réunion en Sous-préfecture, et ce, en présence de Messieurs Bascher et Woerth, des Maires, de la Gendarmerie, de la DDT… n’a pas encore été suivie d’effet, en raison du départ du Sous-préfet vers d’autres responsabilités… Depuis, le dossier n’a pas encore pu être présenté à son successeur, Monsieur Jean-Charles Géray… mais l’APEPP entend bien y remédier très prochainement !

C’est dans ce contexte, et sous l’impulsion de la municipalité Plélléenne, des associations impliquées, des Maires et élus de quatre autres villages concernés par la D922 en Sud de l’Oise dont Saint-Witz et la D10 associée, qu’il nous est permis de ranimer cette actualité dans ses moindres détails, afin de sensibiliser à nouveau nos responsables territoriaux et préfectoraux, et ainsi appréhender ensemble, avec confiance et rigueur, les futures rencontres face aux sommités régionales et municipales franciliennes concernées par la déviation existante… lesquelles ne manqueront pas d’être houleuses, des municipalités qui jusqu’alors s’opposent curieusement à une logique sécurisée de déplacements fret dont elles sont pourtant en grande partie pourvoyeuses !

Si cet autre combat pour le mieux vivre dans le Sud de l’Oise et pour la Nature vous interpelle, n’hésitez pas à le faire savoir auprès des mairies concernées, ou mieux encore, à pétitionner ou/et rejoindre les associations impliquées dans cette délicate actualité.

Plélléens : habitants de Plailly

Wéziens : habitants de Saint Witz

Mortifontains : habitants de Mortefontaine

ADEW : Association de Défense Wezienne (créée à l’été 2004)

Lien vers la pétition contre la circulation des camions dans Plailly :

https://drive.google.com/open?id=1OprP2FKFLbAdbDGHIDOzA4R2DPipht5aHSgr1KQAOrY

VIGILANCE APEPP : COMPLÉMENT D’INFORMATION PAR LE PROPRIÉTAIRE DU BOIS DE MONTMELIAN

Suite à la publication de ses articles relayant les inquiétudes et interrogations légitimes de Plélléens quant à l’exploitation forestière du Bois de Montmélian et à son impact sur le paysage, l’APEPP a reçu une demande de la part du propriétaire de ce bois pour faire préciser publiquement les conditions dans lesquelles sont effectuées les coupes d’arbres, et quels sont leurs débouchés.

Cet article vise donc à offrir une compréhension des travaux forestiers en cours, tels que le propriétaire du bois les présente :

  • « Dans le bois privé de Montmélian, le voisinage immédiat de St Witz (Val d’Oise) et de Plailly pose le problème de nombreuses incursions non autorisées avec les corollaires des dépôts d’immondices (route de Vémars) et des détritus nombreux et divers (papiers, bouteilles, tôles etc…) »

  • « pour ce qui est du Groupement Forestier de Montmélian, propriétaire d’une centaine d’Hectares, il effectue non seulement une exploitation modérée de ses parcelles (pas de coupe à blanc tel que cela a été fait antérieurement) mais il s’est soumis, sans aucune obligation légale, à un guide : le plan simple de gestion établi par des experts forestiers agréés valable pour la période 2015/2030, plan qui est suivi avec des coupes tout à fait prudentes dans chacune des parcelles concernées : les seuls gros chênes coupés étaient morts de vieillesse n’ont eu que le bois de chauffage comme débouché ! »

  • « les photos de grumes sur la route de Vémars concernent non pas des chênes mais des fresnes, car vous n’êtes pas sans savoir qu’après les ormes et les platanes, les fresnes sont dans toute la région en train de dépérir et de mourir ; il faut donc les couper quand ils sont morts ou très atteints dans toutes les parcelles (entorse au plan de gestion) et laisser quelques sujets encore sains dans l’espoir qu’ils puissent résister ! »

  • « pour l’aspect commercial (Roissy ou Chinois) je pense qu’il concerne plus par son importance les grands massifs forestiers du style de celui de Compiègne où l’on voyait il y a quelques années de gigantesques containers en pleine forêt avec des inscriptions en langue chinoise !! »

  • « En ce qui concerne la biomasse, a été adjoint dans le groupement forestier de Montmélian une parcelle de Ha environ ancienne plantation « Ponthieu » de la route de Vémars qui a été nettoyée cette année et qui en laissant quelques bosquets d’arbres de la plantation pourrait avoir une regénération diversifiée. »

  • « En ce qui concerne le tassement des sols, l’exploitation proprement dite, qu’elle soit agricole ou forestière ne peut se faire sans un certain tassement des solsles entreprises concernées par l’exploitation la font avec le maximum de précaution et, si besoin est, effectue un griffage du sous bois avec un rateau forestier sur les zones compactées. »


L’APEPP prend acte des déclarations du propriétaire du bois reprises ci-dessus, ce dernier semblant exprimer l’intention d’assurer la pérennité de cet écosystème boisé, en dépit de ce que peut laisser paraître l’exploitation forestière en cours – les indicateurs visibles sont les stères de bois, les grumes allongées en bord de route et les éclaircies grandissantes entre les sujets.

Considérant toutefois que la gestion des coupes et le souci de la régénération se conjuguent en un équilibre délicat et parfois contraire, l’APEPP fait part de son souhait d’un reboisement effectif par des essences locales, dont des chênes, pour garantir le renouvellement arboré et la pérennité de cet environnement précieux et fragile.

L’APEPP veut croire, pour les bois privés d’importante, de moyenne ou de petite densité, et cela à l’exemple des grandes forêts du Sud de l’Oise, que la biodiversité n’est pas qu’un héritage du passé, mais qu’elle constitue véritablement, aujourd’hui et pour demain, un socle de l’avenir de la forêt et des métiers qui en dépendent, de sa durabilité et de sa résilience, tant économique qu’écologique.

Une décharge sauvage à Orry-la-Ville

L’APEPP est membre du ROSO, le Regroupement des Organismes de Sauvegarde de l’Oise.

Dans son communiqué de presse N°2/2019, le ROSO pointait du doigt « la plus grosse décharge sauvage de déchets de l’Oise », à Orry-la-Ville, à quelques kilomètres à peine de Plailly :

« Alerté par des riverains et habitants d’Orry-la-Ville, le ROSO, s’est rendu sur place ce samedi pour constater l’étendue des dépôts de déchets du bâtiment.

Sur deux terrains totalisant environ 10 000 m² c’est au moins entre 6 000 et 10 000 m³ de déchets qui sont déposés.

Visés par deux arrêtés préfectoraux de décembre 2018 dont le dernier un arrêté de suspension d’activité illégale pour installation de stockage de déchets, la société Hausmann Rénovation est mise en demeure d’arrêter tout apport de déchets et d’éliminer tous les déchets. Les déchets sont de nature diverse : plastique, bidons, bois, gravats, bois… et bien entendu en mélange et sans aucun tri préalable.

La proximité de l’Île-de-France fait toujours craindre au ROSO l’arrivée de déchets en tout genre sur des sites illégaux. De cette ampleur c’est une première !

Le ROSO portera plainte pour infraction à la législation des installations classées et au code de l’environnement et souhaite un traitement rapide de ce dossier. »

L’information a été également reprise par le journal Le Parisien, dans son édition du 23 janvier.

Une soirée exceptionnelle à ne pas manquer !

Nous attirions récemment votre attention sur la surexploitation forestière du Bois de Montmélian

En lien avec cette évolution qui impacte notre environnement et notre cadre de vie, nous vous proposons de participer cette semaine à une soirée exceptionnelle.

Ce jeudi 17 janvier, à 20h00, au Cinéma de l’Ysieux, à Fosses, vous pourrez assister à la projection du documentaire « Le Temps des Forêts », en présence du réalisateur, François-Xavier DROUET, pour un ciné-rencontre exceptionnel (séance spéciale à 3 € !).

Voici la bande-annonce du documentaire :

« Symbole aux yeux des urbains d’une nature authentique, la forêt française vit une phase d’industrialisation sans précédent. Mécanisation lourde, monocultures, engrais et pesticides, la gestion forestière suit à vitesse accélérée le modèle agricole intensif. Du Limousin aux Landes, du Morvan aux Vosges, Le Temps des forêts propose un voyage au cœur de la sylviculture industrielle et de ses alternatives. Forêt vivante ou désert boisé, les choix d’aujourd’hui dessineront le paysage de demain. »

« Ce documentaire clairvoyant révèle à quel point la production du bois et l’exploitation forestière sont des sujets d’intérêt général qui conditionnent d’ores et déjà le futur de nos forêts. »

Ce documentaire a reçu le Grand Prix à la Semaine de la critique du Festival de Locarno.

Bon visionnage à toutes et à tous !

VIGILANCE APEPP : SUREXPLOITATION FORESTIERE DU BOIS DE MONTMELIAN

Les villages de Saint-Witz et de Plailly se trouvent de part et d’autre de la colline de Montmélian.

Ils sont reliés par la route départementale RD126 (« rue de Paris »), qui serpente au milieu d’arbres appartenant au Bois de Montmélian.

La photo ci-dessous montre le relief de la colline (sur la gauche), telle qu’on l’aperçoit cet automne depuis l’entrée de Plailly, rue de Paris, lorsqu’on regarde en direction de Saint-Witz.

La portion de route départementale qui sillonne entre les arbres se trouve sur le territoire de la commune de Plailly.

Le Bois de Montmélian s’étend quant à lui pour une grande partie sur une enclave appartenant à la commune de Mortefontaine, ainsi que le montre la carte IGN ci-dessous.

D’un point de vue historique, la présence du Bois de Montmélian est mentionnée sur la carte de l’état-major (1820-1866) figurant ci-dessous.

La vue aérienne ci-dessous permet d’apprécier la richesse et la densité des arbres telles qu’elles se présentaient il y a encore quelques années (Saint-Witz se trouve en bas à gauche de l’image ; Plailly est en haut de l’image). Le Bois de Montmélian apparaît ici comme un véritable « poumon de verdure ».

Si certaines coupes ont été effectuées il y a quelque temps afin de « sécuriser » la circulation routière sur la RD126, ou traiter quelques arbres « dépérissants », il semble que l’activité ait depuis dépassé le simple principe de précaution et la mise en sécurité des usagers de la route.

Certes, il subsiste encore quelques rangées d’arbres, conservées de part et d’autre à proximité de la route, comme un écran, mais on peut aisément distinguer au-delà, par les éclaircies, une exploitation intensive de la ressource, engendrant inéluctablement l’appauvrissement progressif de l’écosystème et des sols.

Cette exploitation se caractérise par des coupes massives d’arbres, visant en particulier de beaux sujets âgés (des chênes, notamment). Vous avez d’ailleurs probablement pu apercevoir d’énormes troncs fraîchement coupés (« grumes »), en bord de route, comme sur les photos ci-dessous prises depuis la route de Vémars, entre Vémars et Plailly (la face Est du Bois est visible depuis cette route).

Ces abattages sont vraisemblablement réalisés à des fins commerciales, par exemple pour alimenter en plaquettes, granulés et autres pellets les nouveaux systèmes de chaufferies (pour des particuliers, mais également pour l’Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, dont la chaufferie biomasse consomme entre 35 000 et 40 000 tonnes de bois par an, provenant en majorité d’un rayon de moins de 50 Km et au maximum de 100 Km de l’aéroport).

Ces coupes peuvent également servir à alimenter des filières de transformation du bois à l’export (demande exponentielle de certains pays d’Asie pour la fabrication de parquets et autres meubles bon marché – sur ce sujet, lire cet article de Sciences & Avenir).

En outre, la méthode de récolte et de tractage des arbres abattus est particulièrement destructrice et néfaste pour la biodiversité et pour les autres essences d’arbres qui ont la malchance de se trouver sur le passage du grumier (camion servant au transport du bois), lequel n’a que faire des charmes, des tilleuls, noisetiers et autres bouleaux…

La circulation de ces lourds engins en forêt n’est pas sans provoquer le tassement des sols, et le déboisement sur des zones pentues peut présenter un risque de ruissellement des eaux ou de coulées de boues vers des zones en aval.

***   ***   ***

L’APEPP fait donc part de sa plus vive inquiétude face à l’exploitation de ce bois.

Ce bois contribue en effet à l’équilibre écologique de notre environnement à tous. Il offre un refuge à la faune sauvage, aux oiseaux et à tout un écosystème. De plus, il participe au premier plan à la qualité de notre paysage rural.

Rappelons que les forêts stockent le dioxyde de carbone et permettent ainsi de lutter contre le réchauffement climatique. Sur ce point, nous vous invitons à lire en intégralité le Manifeste de Tronçais « Pour que la forêt française reste un bien commun », publié par plusieurs organismes et associations le 29 octobre dernier. Ce texte rappelle l’importance des forêts face au dérèglement climatique, et les écueils du modèle de gestion français.

« […] La forêt n’est pas un objet de spéculation financière de court terme. C’est le rempart de nos enfants face à une crise écologique et climatique qui s’emballe. C’est l’eau potable, la biodiversité et la résilience, l’épuration de l’air, le stockage d’une partie du carbone en excès dans l’atmosphère et la possibilité d’en stocker dans le bois matériau. […] »

Pour élargir la réflexion, vous pouvez également visionner le film « Le Temps des Forêts », réalisé par François-Xavier Drouet.

Conférences et manifestations de novembre !

L’APEPP vous invite à participer à plusieurs manifestations au cours de ce mois de novembre :

  • vendredi 9 novembre, Jean-Marc Turgis tient une conférence sur l’évolution de la médecine et de la chirurgie, en souvenir de la Grande Guerre, selon une étude historique et sociologique, en partenariat avec l’Office National des Anciens Combattants. Le rendez-vous est à 20h30 à la Grange de Plailly, place de l’Eglise ;

  • dimanche 11 novembre, rassemblement devant la mairie à 10h45 et messe à 11h00, suivie, à midi, de l’inauguration de l’Arbre du Centenaire, au Monument aux Morts de l’ancien Cimetière de Plailly ;

Enfin, à Saint-Witz, le mercredi 14 novembre, à 20h00, à l’espace culturel de la Tuilerie, vous pourrez assister à une conférence / débat animé par Jean-Charles Bocquet, Ingénieur agronome spécialisé en protection des cultures, sur le thème « Agriculture biologique : mythes et réalités ».